Des résultats du second tour des élections municipales en France, avec un focus sur le département de Nos Alpes.
dimanche, minuit (à demain matin)
À Lyon, peut-être Doucet, mais de justesse
À Lyon, on observe une avance pour Grégory Doucet, le maire écologiste sortant, mais rien n’est encore joué. L’avance est encore calculée sur la base d’estimations, avec 2,2 % d’écart.
Il convient de noter que même si Doucet l’emportait, la Métropole de Lyon se retrouverait cette fois-ci avec une majorité de centre et de droite républicaine, tant pour la présidence, passée de Bruno Bernard à Véronique Sarselli, que pour la majorité des territoires qui la composent. Nous verrons donc.
dimanche 23h45
Menton, Alexandra Masson élue maire
Alexandra Masson, du Rassemblement national, est élue maire de Menton avec 49,09 % des voix et disposera de 29 sièges sur 39, ainsi que de 13 sièges à la Métropole.
Sandra Paire (héritière de la ville de Menton, dont Jean-Claude Guibal a été maire de 1989 jusqu’à sa mort en 2021), dont la liste s’était jointe à celle de Louis Sarkozy (fils de l’ancien président de la République), arrive en deuxième position avec 34,69 % des voix et remporte 7 sièges. Florent Champion s’arrête à 16,22 % et remporte 3 sièges au conseil municipal.
Dimanche, 23h30
À Grenoble, la candidate de gauche Florence Ruffin l’emporte largement face à Alain Carignon
Vers 23h30, avec 85 % des bulletins dépouillés à Grenoble, Laurence Ruffin, candidate de la liste de gauche et de la majorité sortante, est en tête avec 55,72 % des voix contre 44,28 % pour Alain Carignon. L’écart de plus de dix points rend désormais improbable un renversement de tendance.
Déjà quand 70 % des bulletins avaient été dépouillés, Florence Ruffin était en tête avec 55,02 % contre 44,98 % pour Alain Carignon, même si les candidats restaient encore prudents dans leurs déclarations.
Le résultat confirme un succès de la gauche et des écologistes, qui conservent trois villes sur quatre, et ils risquaient de les perdre toutes : Chambéry, Lyon et Grenoble.
La candidature de deux personnalités très connues mais liées au passé, l’ancien maire Alain Carignon à Grenoble et Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais, s’est donc révélée être un choix perdant.
Elle l’a été aussi en raison du message politique envoyé (nous n’avons pas d’autres figures nouvelles) et d’un programme peu convaincant, en particulier dans le cas de Lyon. Pourtant, dans les premiers sondages, un changement de majorité et la fin de l’expérience écologiste semblaient évidents dans ces deux villes.
Dimanche, 23h00
Fin de l’ère Jean-Pierre Vassallo à la mairie de Tende
À Tende, Sylvie Calvin-Moreau a été élue maire de la ville avec 56,73 % des voix, devançant le maire sortant Jean-Pierre Vassallo, qui a obtenu 43,27 % des voix. Ce scrutin marque la fin d’une époque dans la Vallée de la Roya.
Vassallo était maire depuis 2001 et a été pendant 25 ans une figure de référence de la vallée, à travers les problèmes liés au transport ferroviaire et routier, au développement économique, puis à la tempête Alex et à la reconstruction. Le débat a eu lieu et la population s’est fortement mobilisée, lors d’une élection caractérisée par une forte participation, à 76,78 %.
Personnalité très connue également dans la région de Coni et en Ligurie, Vassallo a souvent pris position sur les retards dans la construction du tunnel routier de Tende et a été un véritable témoin des problèmes de ces dernières années.
C’est un peu ce qui s’est passé à Modane, où Jean-Claude Raffin n’a pas été réélu. D’autres maires en première ligne dans la coopération frontalière ont changé: les maires sortant à Chamonix Eric Fournier et à Montgenèvre Guy Hermitte ne se sont pas représentés.
C’est un peu ce qui s’est passé à Modane, où Jean-Claude Raffin n’a pas été réélu. D’autres maires en première ligne dans la coopération frontalière ont changé: les maires sortant à Chamonix Eric Fournier et à Montgenèvre Guy Hermitte ne se sont pas représentés.
Calvin-Moreau remporte 15 sièges, tandis que l’opposition menée par Vassallo en obtiendra quatre.
Dimanche, 22h30
Et voici les incertitudes : Masson (RN) affirme avoir remporté Menton, Doucet semble en passe d’être réélu à Lyon face à Aulas, tandis qu’à Grenoble, la gauche tient bon
Si tel est le scénario, les écologistes et la gauche n’auraient perdu qu’Annecy (passée au centre avec Armand) car ils conserveraient Lyon, Grenoble et Chambéry. Les écarts restent toutefois limités et tout le monde reste prudent, évoquant des « dynamiques en cours ».
À Lyon, il semble que Grégory Doucet dispose d’une avance, tandis qu’à Grenoble, on ne sait toujours pas.
Quelques résultats partiels semblent favoriser Laurence Ruffin, héritière de la majorité de gauche sortante et de divers problèmes non résolus. Elle est en lice contre Alain Carignon, ancien maire de la ville, au retour après ses problèmes avec la justice.
En revanche, Bruno Bernard, président écologiste sortant de la Métropole lyonnaise, a perdu l’élection face à Véronique Sarselli, économiste et enseignante à Lyon 3 (école de management).
À Menton, Alexandra Masson, députée du Rassemblement national et candidate à la mairie, a déclaré sa victoire face à l’alliance formée entre Sandra Paire et Louis Sarkozy, de la droite républicaine. Si Menton bascule également à l’extrême droite, la ville ferait alors équipe avec la majorité d’Éric Ciotti, qui a déjà remporté la victoire à Nice.
Pour mémoire, à Marseille, Benoît Payan, maire sortant de gauche, est facilement réélu avec 54,7 % des voix, tandis que Franck Allisio, du Rassemblement national, est derrière avec 40,1 %. La présence dans ce scrutin triangulaire de Martine Vassal, issue de la droite traditionnelle mais avec des accents populistes, n’a pas eu un grand impact et n’a particulièrement défavorisé ni Payan ni Allisio, avec 5,2 % des voix.
Dimanche 22 mars, 22h00
À Chambéry, la gauche écologiste s’impose avec Repentin ; à Annecy, c’est le centriste Antoine Armand qui l’emporte
À Chambéry, le maire sortant Thierry Repentin, de gauche, remporte le second tour avec 45,22 % des voix, tandis que Vincent Patey, de la droite républicaine, obtient 43,83 %, soit un score très proche. Il s’agit en tout cas d’une réélection importante, qui témoigne du fait qu’à Chambéry et à Lyon, la gauche et les écologistes ont globalement tenu bon. Le candidat du Rassemblement national, Brice Bernard, obtient 10,95 %.
À Annecy, Antoine Armand, centriste, arrive en tête au second tour avec 49,36 % des voix, selon les chiffres communiqués par la mairie elle-même. Alexandre Mulatier-Gachet, candidat de l’Union de la gauche et de la majorité sortante, obtient 35,12 %, ce qui constitue une défaite. Guillaume Roit-Levêque, candidat du Rassemblement national, atteint 15,52 %.
Le nouveau maire d’Annecy est une personnalité de niveau national. Né à Paris le 10 septembre 1991, Antoine Armand est député de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie depuis 2022 et a également été ministre de l’Économie dans le court gouvernement de Michel Barnier, en septembre 2024. Son succès à Annecy représente un résultat important pour le centre de Gabriel Attal et pour l’espace politique d’Emmanuel Macron.
Dimanche 22 mars, 21h30
Murgia est reconduit à Briançon, Sisteron et Gap, entre changement et continuité, mais à Digne, c’est la gauche qui l’emporte
Au second tour des élections municipales dans les Alpes du sud de la France, entre les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes, la droite républicaine, souvent associée à des listes civiques de rassemblement, conserve plusieurs villes importantes tandis que la gauche remporte Digne-les-Bains. Les changements d’orientation et de direction, bien qu’au sein d’un même espace politique, sont intéressants à Sisteron.
À Briançon, le maire sortant Arnaud Murgia (Divers droite) est réélu avec 48,4 % des voix, largement devant son ancien adjoint Richard Nussbaum (Divers), qui stagne à 13,6 %, tandis que le candidat de gauche Luc Marchello (Union de la gauche) est crédité de 38,1 %.
À Sisteron, c’est Jean-Pierre Templier (Divers droite) qui l’emporte avec 45,9 % des voix, marquant ainsi un changement de direction. Bernard Codoul (Divers droite), qui bénéficiait du soutien de l’ancien maire Daniel Spagnou, a obtenu 39,2 % des voix, soit six points de moins. La candidate de gauche Zoé Lerouge (Divers gauche) obtient 14,9 %.
À Gap, en revanche, c’est la continuité qui s’impose, avec le maire sortant Roger Didier (Divers droite) en passe d’être réélu devant Elie Cordier, de gauche, qui a reconnu sa défaite, et le candidat du Rassemblement national Raphaël Leroux.
La gauche remporte en revanche une nette victoire à Digne-les-Bains, où le candidat de Divers gauche Julien Di Benedetto est élu avec 61,94 % des voix contre 38,06 % pour Gilles Chalvet (Divers centre).
Dimanche 22 mars, 21 h
François-Xavier Laffin, maire de Chamonix
François-Xavier Laffin remporte le second tour des élections municipales à Chamonix avec 53,94 % des voix (97 % des bulletins dépouillés) et obtient 23 sièges.
Jonas Devouassoux obtient 36,73 % des voix, soit 5 sièges, tandis que Sophie Persyn, à gauche, recueille 9,33 % des voix et disposera d’un siège. Le taux de participation global a dépassé les 61 %. Dès le premier tour, Laffin était en tête avec 41,40 % des voix, devant Devouassoux avec 28,32 %. Le député Xavier Roseren, ancien maire des Houches, avait obtenu 19,41 % des voix et s’était retiré pour le second tour. Sophie Persyn avait dépassé les 10 %, ce qui lui avait permis de participer au second tour.
François-Xavier Laffin représente un changement de ligne à Chamonix. il a été, avec son groupe à l’opposition du maire sortant, Éric Fournier, qui ne s’est pas représenté. L’héritage politique de Fournier s’est divisé en deux, avec Roseren, qui a rassemblée une partie de l’équipe de Fournier, e avec Devouassoux, qui a gardé une autre partie, et a aussi reçu le soutien d’anciens maire, comme Michel Charlet.
Pour le tunnel du Mont-Blanc, on verra s’il y aura des changements: à l’époque, le conseil communale, majorité et opposition avec voté compact contre le deuxième tube.
Dimanche 22 mars, 20h30
Ciotti gagne à Nice, Estrosi à cinq points
Les élections municipales en France à Nice ont vu la victoire d’Éric Ciotti, selon les estimations de l’Ifop, avec 45 % des voix. Le député UDR, allié au Rassemblement national de Marine Le Pen, a devancé le maire sortant Christian Estrosi, estimé à 39,5 %, tandis que Juliette Chesnel-Le Roux, pour la gauche, serait à 15,4 %.
M. Ciotti a lui-même revendiqué la victoire sur X, et les médias confirment ce résultat final, en raison aussi d’une avance estimée à cinq points.
Au premier tour, Éric Ciotti avait obtenu 43,43 % des voix, Christian Estrosi 30,92 % et Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de la gauche, 11,93 %.
Le choix de cette dernière de participer au second tour a sans doute influencé le résultat du vote, mais les tensions accumulées au fil des mois et des années ont rendu difficile un accord avec Estrosi. De plus, dans les Alpes-Maritimes et à Nice même, la question du « barrage » contre l’extrême droite ne valait pas grand-chose face à un candidat, Eric Ciotti, élu député et déjà présent, avec des alliés et des politiques, dans de nombreuses communes de l’intérieur et du littoral, ainsi que dans le Département des Alpes-Maritimes, qu’il a lui-même présidé dans le passé, et déjà en conflit ouvert avec Estrosi.
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