Les démissions se succèdent au COJOP, le comité qui organise en France Jeux Olympiques d’Hiver 2030, avec, hier 23 janvier, la démission de son directeur de la communication, Arthur Richer.

Celle-ci fait suite à la démission d’Anne Murac, directrice des opérations en décembre dernier.

Ce nouveau départ attire mon attention et suscite de réelles préoccupations

Une source proche du comité a indiqué à l’AFP (Agence France Presse) que « constatant un désaccord sur la stratégie à mettre en place, Arthur Richer a proposé au COJOP de mettre fin à leur collaboration ».

De son côté, dans un communiqué de presse la ministre des Sports, Marina Ferrari (ministère de tutelle du COJOP) explique que « ce nouveau départ attire mon attention et suscite de réelles préoccupations ». Ajoutant que « cela appelle une clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité de l’organisation ».

D’ailleurs lundi 26 janvier une réunion du bureau exécutif « devra permettre d’obtenir des explications claires de la direction du COJOP ». Rappelons que la gouvernance du COJOP (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques) est constitué d’acteurs publics, comme l’État et les deux Conseils régionaux des Régions hôtes AuRA (Auvergne-Rhône-Alpes) et PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur, qu’on appelle aussi Région Sud), mais aussi d’organisation sportives, le CNOSF et le CPSF (Comité National Olympique et Sportif Français, et Comité Paralympique et Sportifs Français) et d’autres acteurs.

En décembre la démission de la directrice des opérations

En décembre la démission de la directrice des opérations, Anne Murac avait aussi provoqué de nombreuses interrogations, elle supervisés notamment la carte des sites des épreuves des futurs JO 2030, carte qui n’est toujours pas connue, et sans cesse repoussée.

Des frictions s’étaient justement fait jour sur plusieurs sites, notamment pour le choix des épreuves de ski alpin, entre Méribel et Val d’Isère. Rappelons enfin que le 1er décembre, Hervé Gaymard, président du Conseil départemental de la Savoie avait décidé « de suspendre sa participation à toutes les réunions toutes des instances » que sont la Solideo 2030 (société de livraison des ouvrages olympiques) et le COJOP 2030.

Et alors même que des interrogations subsistent encore sur les garanties financières (la Loi de finances 2026 n’est toujours pas votée dans son intégralité, voir article Nos Alpes du 5 décembre) et que la loi sur les Jeux Olympiques n’a pas fini son « parcours législatif » (examen en commission le 27 janvier), cet énième rebondissement risque de compliquer un peu plus les choses entre les différents acteurs et partenaires, dont les collectivités locales…

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Niçoise installée à Briançon, journaliste et guide-conférencière. Elle a collaboré à divers magazines français spécialisés dans l'urbanisme, l'architecture, le sport : Le Moniteur, Construction Moderne, Méditerranée Magazine, Témoignage Chrétien...

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