Des résultats du second tour des élections municipales en France, avec un focus sur le département de Nos Alpes.

Dimanche 22 mars, 22h00

À Chambéry, la gauche écologiste s’impose avec Repentin ; à Annecy, c’est le centriste Antoine Armand qui l’emporte

À Chambéry, le maire sortant Thierry Repentin, de gauche, remporte le second tour avec 45,22 % des voix, tandis que Vincent Patey, de la droite républicaine, obtient 43,83 %, soit un score très proche. Il s’agit en tout cas d’une réélection importante, qui témoigne du fait qu’à Chambéry et à Lyon, la gauche et les écologistes ont globalement tenu bon. Le candidat du Rassemblement national, Brice Bernard, obtient 10,95 %.

À Annecy, Antoine Armand, centriste, arrive en tête au second tour avec 49,36 % des voix, selon les chiffres communiqués par la mairie elle-même. Alexandre Mulatier-Gachet, candidat de l’Union de la gauche et de la majorité sortante, obtient 35,12 %, ce qui constitue une défaite. Guillaume Roit-Levêque, candidat du Rassemblement national, atteint 15,52 %.

Le nouveau maire d’Annecy est une personnalité de niveau national. Né à Paris le 10 septembre 1991, Antoine Armand est député de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie depuis 2022 et a également été ministre de l’Économie dans le court gouvernement de Michel Barnier, en septembre 2024. Son succès à Annecy représente un résultat important pour le centre de Gabriel Attal et pour l’espace politique d’Emmanuel Macron.

Dimanche 22 mars, 21h30

Murgia est reconduit à Briançon, Sisteron et Gap, entre changement et continuité, mais à Digne, c’est la gauche qui l’emporte

Au second tour des élections municipales dans les Alpes du sud de la France, entre les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes, la droite républicaine, souvent associée à des listes civiques de rassemblement, conserve plusieurs villes importantes tandis que la gauche remporte Digne-les-Bains. Les changements d’orientation et de direction, bien qu’au sein d’un même espace politique, sont intéressants à Sisteron.

À Briançon, le maire sortant Arnaud Murgia (Divers droite) est réélu avec 48,4 % des voix, largement devant son ancien adjoint Richard Nussbaum (Divers), qui stagne à 13,6 %, tandis que le candidat de gauche Luc Marchello (Union de la gauche) est crédité de 38,1 %.

À Sisteron, c’est Jean-Pierre Templier (Divers droite) qui l’emporte avec 45,9 % des voix, marquant ainsi un changement de direction. Bernard Codoul (Divers droite), qui bénéficiait du soutien de l’ancien maire Daniel Spagnou, a obtenu 39,2 % des voix, soit six points de moins. La candidate de gauche Zoé Lerouge (Divers gauche) obtient 14,9 %.

À Gap, en revanche, c’est la continuité qui s’impose, avec le maire sortant Roger Didier (Divers droite) en passe d’être réélu devant Elie Cordier, de gauche, qui a reconnu sa défaite, et le candidat du Rassemblement national Raphaël Leroux.

La gauche remporte en revanche une nette victoire à Digne-les-Bains, où le candidat de Divers gauche Julien Di Benedetto est élu avec 61,94 % des voix contre 38,06 % pour Gilles Chalvet (Divers centre).

Dimanche 22 mars, 21 h

François-Xavier Laffin, maire de Chamonix

François-Xavier Laffin remporte le second tour des élections municipales à Chamonix avec 53,94 % des voix (97 % des bulletins dépouillés) et obtient 23 sièges.

Jonas Devouassoux obtient 36,73 % des voix, soit 5 sièges, tandis que Sophie Persyn, à gauche, recueille 9,33 % des voix et disposera d’un siège. Le taux de participation global a dépassé les 61 %. Dès le premier tour, Laffin était en tête avec 41,40 % des voix, devant Devouassoux avec 28,32 %. Le député Xavier Roseren, ancien maire des Houches, avait obtenu 19,41 % des voix et s’était retiré pour le second tour. Sophie Persyn avait dépassé les 10 %, ce qui lui avait permis de participer au second tour.

François-Xavier Laffin représente un changement de ligne à Chamonix. il a été, avec son groupe à l’opposition du maire sortant, Éric Fournier, qui ne s’est pas représenté. L’héritage politique de Fournier s’est divisé en deux, avec Roseren, qui a rassemblée une partie de l’équipe de Fournier, e avec Devouassoux, qui a gardé une autre partie, et a aussi reçu le soutien d’anciens maire, comme Michel Charlet.

Pour le tunnel du Mont-Blanc, on verra s’il y aura des changements: à l’époque, le conseil communale, majorité et opposition avec voté compact contre le deuxième tube.

Dimanche 22 mars, 20h30

Ciotti gagne à Nice, Estrosi à cinq points

Les élections municipales en France à Nice ont vu la victoire d’Éric Ciotti, selon les estimations de l’Ifop, avec 45 % des voix. Le député UDR, allié au Rassemblement national de Marine Le Pen, a devancé le maire sortant Christian Estrosi, estimé à 39,5 %, tandis que Juliette Chesnel-Le Roux, pour la gauche, serait à 15,4 %.

M. Ciotti a lui-même revendiqué la victoire sur X, et les médias confirment ce résultat final, en raison aussi d’une avance estimée à cinq points.

Au premier tour, Éric Ciotti avait obtenu 43,43 % des voix, Christian Estrosi 30,92 % et Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de la gauche, 11,93 %.

Le choix de cette dernière de participer au second tour a sans doute influencé le résultat du vote, mais les tensions accumulées au fil des mois et des années ont rendu difficile un accord avec Estrosi. De plus, dans les Alpes-Maritimes et à Nice même, la question du « barrage » contre l’extrême droite ne valait pas grand-chose face à un candidat, Eric Ciotti, élu député et déjà présent, avec des alliés et des politiques, dans de nombreuses communes de l’intérieur et du littoral, ainsi que dans le Département des Alpes-Maritimes, qu’il a lui-même présidé dans le passé, et déjà en conflit ouvert avec Estrosi.

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Directeur de Nos Alpes, journaliste. Il a collaboré avec des magazines et des journaux italiens, de Il Mulino à Limes, de Formiche à Start Magazine.

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