Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    Nos Alpes
    • FAI UN DONO
    • PARTNERS
    • ABBONATI
    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    • Faire un don
    • S’abonner
    • Économie et politique
      • Transports
      • Économie
      • Politique
    • Culture et patrimoine
    • Environnement et territoire
    • Tourisme et sport
    • Territoires
      • Alpes du Nord et Rhône
      • Alpes du Sud et Provence
      • Vallée d’Aoste
      • Piémont
      • Ligurie
      • Corse et Sardaigne
      • Suisse romande et Tessin
    • Rubriques
      • Nos Alpes à la découverte
      • Nos Alpes, Nos Livres
      • Nos Alpes Cuisine
      • Contes et récits
      • Tribunes et idées
    • FR
      • IT
    • Log In
    Nos Alpes
    Home » Posts » Chez Nous : un petit livre qui a occupé une grande place dans l’école valdôtaine
    Nos Alpes à la découverte

    Chez Nous : un petit livre qui a occupé une grande place dans l’école valdôtaine

    Cecilia MarcozCecilia Marcoz24 janvier 2026
    Share Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link Telegram
    Un extrait de la couverture de Chez Nous, dans une version des années 50
    Un extrait de la couverture de Chez Nous, dans une version des années 50
    abbonati a nos alpes 2026

    Cecilia Marcoz nous invite à la découverte de Chez Nous, un manuel didactique en langue française utilisé dans l’école valdôtaine entre 1917 et les années 70, avec la notable interruption de la période fasciste.

    L’auteure, qui a enseigné dans les lycées d’Aoste, y voit néanmoins un outil important, qu’il conviendrait de reprendre en l’adaptant à notre époque, « si nous voulons que nos traditions, nos valeurs, nos énergies déployées dans tous les domaines contribuent à un avenir de progrès pour notre Vallée ».

    L’article est paru en langue française avec le titre Chez Nous : un petit livre qui a occupé pendant longtemps une grande place dans l’école valdôtaine dans la revue du Comité des traditions valdôtaines Lo Flambò – Le Flambeau, n° 3/2023. Nous le republions avec aimable autorisation.

    Prenez le temps de le lire.

    Depuis 1861 …

    Depuis 1861, date de l’unité nationale du Royaume d’Italie, jusqu’aux années 50 ou 60 du XXᵉ siècle, c’est-à-dire au moment du miracle ou boom économique italien, l’école élémentaire, en Vallée d’Aoste comme dans presque toute l’Italie, avait bien du mal à démarrer et à se soutenir.

    C’était une école élémentaire très pauvre : ce n’était pas facile de trouver des établissements scolaires, de les aménager, de payer les maîtres¹, de régler le fonctionnement de l’instruction par des lois claires et aisément applicables.

    Il faut souligner l’importance, pour les petits villages de la Vallée d’Aoste, des écoles de hameau², qui pendant des années, offrirent un excellent service pour apprendre l’alphabet à une population éparse sur un territoire de montagne peu praticable.

    Comment parvenait l’enseignement aux petits élèves dans des écoles généralement très pauvres ? Uniquement par les leçons de leurs maîtres et par l’étude des manuels scolaires, qui étaient considérés l’instrument fondamental pour l’éducation et l’instruction.

    C’est pour cette raison que les institutions religieuses, les intellectuels, les hommes politiques, les autorités des Communes, les instituteurs mêmes montrèrent en maintes occasions un très vif intérêt à l’égard des livres de lecture pour l’école élémentaire, qui étaient chargés d’un rôle si délicat³. Parmi ces livres pour l’école valdôtaine on considéra bientôt évident qu’il fallait trouver des manuels qui fussent à même d’enseigner la langue française⁴, mais aussi de faire connaître et aimer la Vallée d’Aoste et donc de pourvoir à la formation de l’enfant valdôtain⁵.

    Ces deux buts furent atteints par Chez Nous, un petit livre qui a eu un très grand succès dans l’école élémentaire valdôtaine depuis l’année 1917, lorsqu’il a été publié pour la première fois⁶.

    Un livre de lecture en langue française pour la formation des jeunes valdôtains

    Il a été conçu essentiellement comme livre de lecture en langue française pour la formation des jeunes valdôtains : sa caractéristique principale a été, dès le début, celle de présenter la Vallée d’Aoste aux petits élèves de l’école élémentaire et de le faire en langue française⁷.

    Ce premier livre de lecture, auquel d’autres livres se sont bientôt adjoints⁸, était riche en pages qui se rapportaient à différents sujets, tels que l’histoire, la géographie, la vie sociale, la vie quotidienne des enfants, l’histoire sainte, les traditions et les nouveautés du milieu valdôtain. Il avait bien su accueillir et développer l’héritage de livres précédents, en relevant directement de l’expérience des petits élèves⁹.

    Probablement Sœur Scolastique ne pouvait pas imaginer que son petit livre aurait pu être utilisé pendant des dizaines d’années, en passant à travers divers moments historiques et divers bouleversements de l’histoire de la Vallée d’Aoste : du Royaume d’Italie, au Fascisme, à la République italienne.

    Conçu pour l’enseignement du français dans l’école élémentaire bilingue du Royaume d’Italie, il fut interdit pendant des années par le régime fasciste, lorsqu’il ne fut employé qu’en cachette par certains maîtres. Son emploi fut nouvellement jugé convenable lorsque le Statut de la Région autonome (articles 39 et 40) rétablit l’enseignement bilingue dans l’école valdôtaine.

    Chez nous, édition de 1968, extrait la page sur le château de fénis
    Chez Nous, édition de 1968, extrait la page sur le Château de Fénis
    ***

    Nous pouvons trouver une présentation de l’histoire et du succès de Chez Nous dans plusieurs études que j’ai lues avec un vif intérêt¹⁰.

    Je me bornerai donc à souligner certains contenus de Chez Nous, surtout pour ce qui concerne les lectures qu’il propose. Ce qui m’a beaucoup frappée c’est d’une part le grand nombre de sujets que ses pages montrent aux lecteurs ; d’autre part je juge remarquable la qualité de ces lectures, soit quant à leur contenu, que quant à l’emploi très aisé de la langue française.

    Enfin je crois pouvoir remarquer que la plupart des sujets proposés est en accord avec les expériences, les intérêts, les convictions d’une grande partie des valdôtains de l’époque¹¹.

    Le miroir des jours, pour notre terre, quelques bons conseils

    Et il me semble même que, si nous examinons aujourd’hui ce petit livre, nous pouvons encore y trouver beaucoup de raisons pour en présenter certaines pages aux jeunes élèves de l’école primaire et à leurs familles.

    Observons donc quelques-uns de ces aspects, en puisant çà et là dans les pages de Chez Nous. À propos du grand nombre de sujets présentés, nous trouvons dans la table des matières un groupement très appréciable des sujets traités dans les différentes sections. Par exemple je vois l’édition de l’année 1917¹² qui accompagne les petits élèves dès leur premier jour d’école jusqu’à la fin de l’année scolaire et même pendant leurs vacances d’été, en leur proposant pour chaque mois de l’année des lectures concernant les domaines suivants : Le miroir des jours, Pour notre terre, Quelques bons conseils, Variétés, Figures Valdôtaines, À travers notre Pays, Petites pages d’histoire. Pour chaque mois le livre présente des dessins ou des photos et des lectures en prose ou en poésie, qui se rapportent à la période et au thème traités.

    Des aspects de la vie des campagnards

    Nous partons au mois d’octobre par l’image d’un chasseur avec son chien et des fleurs d’automne et par une lecture, dans la section “Le miroir des jours”, sur la fin des vacances, où l’on trouve une comparaison entre des aspects de la vie des campagnards et d’autre aspects de la vie sociale et économique : on compare les vacances des écoliers qui ont s’amuser à la campagne ou qui courent après les voitures dans la ville et les vacances de ceux qui aident leurs parents pour les travaux agricoles en campagne et en haute montagne. Et on arrive au mois de Juin, où on n’oublie pas de souligner la joyeuse scène des feux pour les fêtes de Saint Jean et de Saint Pierre.

    La section “Pour notre terre” présente pour chaque mois des intéressants aperçus sur les travaux de la campagne.

    Sous le titre “Quelques bons conseils” on trouve des règles de vie, des exemples de bonne conduite morale.

    La section “Variétés” nous présente des poésies de la tradition dialectale valdôtaine, ou de la littérature française ou italienne, ou encore des récits ou des légendes de notre territoire, telle que la “Chute de Becca France” (à la page 248).

    La géographie de la Vallée d’Aoste est bien exposée dans la section “À travers notre Pays”, qui ne se borne pas à décrire le territoire, mais analyse aussi les activités économiques de l’agriculture, à l’industrie, aux transports.

    Petites pages d’histoire

    L’histoire est bien racontée en présentant des personnages valdôtains des siècles passés, comme Saint Anselme, figure éminente de notre histoire culturelle régionale et européenne, et du présent, comme Innocent Manzetti, personnage tout à fait adressé au progrès technique et au monde futur qui sera marqué par de surprenantes nouveautés dans le domaine de l’automation.

    Toujours à l’histoire sont consacrées les lectures de la section “Petites pages d’histoire”, qui chaque mois exposent des thèmes très intéressants, soit politiques, soit économiques et sociaux, soit culturels.

    On peut voir, par exemple, à la page 304, la comparaison entre la viabilité ancienne et moderne, et à la page 308 la description de l’inauguration du chemin de fer Ivrée-Aoste ; ou bien la politique coloniale italienne à la page 266 ; ou encore les informations très détaillées sur l’Instruction primaire et secondaire en Vallée d’Aoste à la page 348 ; ou les remarques sur un événement tout à fait contemporain, c’est-à-dire la Grande Guerre et ses leçons à la page 392, qui se termine en signalant une réflexion sur les guerres qui *“commencent par l’ambition des princes et finissent par le malheur des peuples”¹³.

    Bda26883 01c5 45fc 8ef4 75c9b8ab6120

    Soyez toujours valdôtains

    Le projet du livre est bien mis en évidence à la page 398 par l’exhortation adressée aux élèves : “Soyez toujours valdôtains” et à la page 399 par ce souhait : “En alliant ainsi le culte du passé au noble souci du présent et de l’avenir vous aurez bien mérité du Pays. Ce livre n’a en vue que de vous initier à cette patriotique besogne. Puisse-t-il ne pas manquer son but !”

    Les éditions de Chez Nous qui ont été publiées successivement ont parfois bien conservé, et plus rarement même développé, des aspects particuliers du premier Chez Nous. Nous y admirons toujours le grand nombre de sujets traités et aussi la façon de les présenter, soit en se rapportant aux différentes périodes de l’année, soit aux évènements qui marquent des étapes importantes pour la vie individuelle ou des familles et pour les vicissitudes de la micro-histoire et aussi de la macro-histoire.

    Nous pouvons remarquer l’intention, bien réussie, de peindre des aspects fondamentaux de la vie valdôtaine de l’époque pour atteindre le but de fournir aux petits élèves des moyens pour comprendre leur pays et pour savoir bien s’y insérer et bien se débrouiller pour organiser leur vie.

    L’émigration des valdôtains

    D’ailleurs, nous pouvons trouver de nombreuses et intéressantes lectures sur la vie traditionnelle des agriculteurs valdôtains à la campagne et en montagne. Nous remarquons souvent une vive attention au phénomène de l’émigration des valdôtains dans le monde, à leurs expériences nouvelles, à leurs succès ; cette attention est toujours mélangée au regret que des valdôtains soient obligés de laisser leur pays pour chercher du travail à l’étranger, dans des villes si différentes de leurs villages de montagne ; pour en conclure avec le vœu qu’ils puissent revenir bientôt au pays natal.

    Nous trouvons beaucoup de photos ou de dessins ou de descriptions de nos monuments et des traces nombreuses de notre histoire conservées sur notre territoire.

    Enfin, ce qui peut sembler étonnant, nous lisons des descriptions très détaillées et précises des nouveautés frappantes qui se produisaient à l’époque sur notre territoire : la naissance des usines, l’arrivée à Aoste du chemin de fer et même les discussions sur les projets de percement des montagnes pour rapprocher la Vallée d’Aoste, l’Italie, la France et la Suisse, ou encore la description des inventions mécaniques nouvelles.

    De saint Anselme au Conseil des Commis à Innocent Manzetti

    Nous remarquons en général la vive attention envers tous les évènements et les personnages de l’histoire valdôtaine de l’antiquité aux temps plus récents dans les différents domaines : économique, social, politique, technologique, culturel. Il suffit un rapide regard à la table des matières pour s’en rendre compte : de saint Anselme, au Conseil des Commis, au passage de Napoléon, à Innocent Manzetti, tous les principaux personnages, tous les évènements, toutes les étapes de l’histoire valdôtaine y sont insérés.

    Les lectures dignes d’attention sont très nombreuses et, si notre curiosité, piquée par les thèmes présentés dans la table des matières, nous amène à en choisir quelques-unes, nous avons le moyen de constater la valeur du contenu et le bon niveau de l’emploi de la langue française. Chaque page nous offre des nouvelles, des récits, des sujets, tous bien développés et exposés avec une tournure claire et élégante.

    Nous pouvons donc en tirer la considération que Chez Nous a bien su offrir pendant longtemps aux lecteurs de son époque une synthèse remarquable et bien correspondante au moment historique et surtout à la convergence entre l’amour pour les traditions du temps passé et pour la culture du pays, d’un côté, et, de l’autre côté, l’attention aux nouveautés du présent et à l’attente des surprenantes innovations qui s’annonçaient pour le futur.

    Des modèles de Chez Nous ont vieilli…

    C’est pour cela que beaucoup de ses pages peuvent encore être passionnantes pour des lecteurs de nos jours et sûrement elles conservent un rôle important en tant que document historique, même pour les parties et les aspects qui ne seraient plus proposables pour les lecteurs d’aujourd’hui ou pour l’éducation des enfants d’aujourd’hui.

    Les grandes transformations de l’histoire des siècles XXᵉme et XXIᵉme nous montrent très clairement les pages et les idées de Chez Nous qui ont vieilli et que nous ne songerons pas à présenter à nos élèves de l’école primaire. Le rôle de premier plan de la vie de la campagne n’est plus évident aujourd’hui ; nos petits élèves devront être conduits à examiner les phénomènes des interdépendances entre ville et campagne, entre les activités des différents secteurs ; ou encore à considérer le développement du tourisme et du sport, les changements dans l’aménagement et l’utilisation du territoire et du patrimoine qu’il nous offre dans différents domaines.

    E9e0af20 4144 4ad1 a448 d2b594c1f95f

    … il faudra tout de même qu’on en trouve de nouveaux

    Mais, si certains modèles de vie proposés par Chez Nous ne sont plus valables, il faudra tout de même qu’on en trouve de nouveaux, pour que les enfants qui vivent aujourd’hui en Vallée d’Aoste apprennent à savoir bien se conduire dans leur milieu¹⁴.

    Aujourd’hui, au cours de nos promenades en montagne pendant l’été, nous ne rencontrons plus le petit berger décrit par Chez Nous, mais des fils d’agriculteurs qui se promènent avec leurs portables. Le changement de la vie matérielle et, par conséquent, de certaines habitudes et règles de conduite est en train de produire inévitablement une modification des règles de vie morale et sociale.

    Certains passages de la section “Quelques bons conseils”, ou certains dictons proposés au fond des chapitres de Chez Nous ne pourraient plus être adressés aux jeunes élèves de nos jours ; certaines descriptions de la vie sociale nous sembleraient aujourd’hui très étranges¹⁵.

    Mais les exigences fondamentales

    Mais les exigences fondamentales pour la vie morale des individus, ou pour leur vie sociale, qui étaient présentes dans d’autres conseils fournis par Chez Nous, doivent encore être proposées à nos jeunes, si nous voulons que nos traditions, nos valeurs, nos énergies employées dans tous les domaines contribuent à un futur de progrès pour notre Vallée¹⁶.

    Si Chez Nous a su bien répondre aux connaissances, aux intérêts, aux goûts – à la vie enfin ! – des valdôtains pendant une large partie du XXᵉ siècle, nous remarquons aujourd’hui des aspects qui ont bien changé. Une des caractéristiques plus évidente et omniprésente de Chez Nous est sûrement le rôle de l’éducation religieuse et surtout le rôle de la religion catholique dans l’éducation.

    À ce propos les grandes transformations du monde contemporain¹⁷ exigent que nous nous demandions quels peuvent être les buts de l’éducation, quel rôle peut avoir la religion dans la formation de la personnalité des élèves, ou même si elle peut en avoir un.

    Mais le fait de nous poser ces nouvelles questions et de chercher des réponses nouvelles ne nous autorise pas à nous moquer du point de vue de Chez Nous ou à le mépriser. Bien au contraire je crois qu’il faudrait encore se demander comment se rapporter au phénomène de la religion dans le monde actuel et qu’il faudrait en tirer les conséquences au point de vue pédagogique.

    Chez Nous et l’éducation des jeunes valdôtains

    Il me semble que Chez Nous peut encore nous faire réfléchir sur l’éducation des jeunes valdôtains. Il peut encore nous proposer des contenus, des objectifs, des points de repère, encore valables ; je ne me pousserai évidemment pas à dire toujours valables, incontournables, éternels ! Même pas l’histoire future ne pourra l’établir !

    Toutefois, pour juger Chez Nous, comme pour juger tout phénomène historique, je considère inacceptable le parti pris des intellectuels qui aiment projeter sur l’histoire du passé leurs jugements modelés sur leurs points de vue du présent, sans évaluer la distance entre une époque et l’autre, les différentes exigences, les différentes sensibilités, les différentes considérations sur la vie¹⁸.

    Certainement cette attitude de refus, de blâme, de mépris n’a pas été celle des personnes qui, à la constatation que Chez Nous avait vieilli, qu’il fallait chercher d’autres manuels scolaires et d’autres moyens didactiques, se sont employées pour le remplacer par d’autres manuels et d’autres méthodes d’enseignement.

    Si ces auteurs de manuels scolaires avaient rejeté Chez Nous¹⁹ au lieu d’en conserver beaucoup d’aspects encore utiles et de les enrichir, les intégrer avec d’autres plus actuels, plus répondants aux exigences du monde en rapide transformation, ils n’auraient pas produit les œuvres excellentes qu’ils ont fournies à notre école élémentaire et qui ont pendant longtemps été adoptées avec succès.

    Chez nous, édition de 1955, extrait d'une page de lecture
    Chez Nous, édition de 1955, extrait d’une page de lecture

    La synthèse que Chez Nous avait su bien fournir à ses lecteurs

    Ces nouveautés, depuis les années 60 du XXᵉᵐᵉ siècle, ont sûrement contribué à maintenir et peut-être même à améliorer le niveau de l’instruction et ont offert de nouvelles perspectives pour l’éducation, en répondant d’une façon plus directe et convenable aux nouvelles exigences de formation, aux nouveaux goûts des enfants²⁰ dans un milieu toujours plus varié, très modifié par le développement technologique, par la diffusion de la radio, du cinéma, de la télévision et par la métamorphose de beaucoup d’autres aspects de la vie.

    Comme toujours les grandes transformations dans la vie économique, politique, sociale, culturelle imposent des transformations dans l’éducation.

    Toutes ces intéressantes nouveautés, qui méritent d’être reconnues et rappelées, sont peut-être une limite, car elles se répandent en maintes directions et ne nous offrent pas la synthèse que Chez Nous avait su bien fournir à ses lecteurs.

    Toutefois il faut bien se demander si le manque de cette efficace synthèse soit une limite de ces auteurs de livres pour l’école, ou bien s’il ne soit plutôt une marque évidente de la difficulté croissante de nos jours de trouver une synthèse culturelle et éducative adéquate en face d’un monde toujours plus bouleversé²¹.

    Sera-t-il donc encore possible aujourd’hui de remplacer dignement l’œuvre de Sœur Scolastique et son Chez Nous?


    L’article est paru en langue française dans la revue Lo Flambò – Le Flambeau, n° 3/2023. et nous le republions avec aimable autorisation.

    Pour faciliter la lecture et répondre aux exigences de repérage numérique sur les moteurs de recherche, nous y avons ajouté des titres des paragraphes.

    Lo flambo, extrait de la couverture

    Notes

    1.Il s’agissait d’un plus grand nombre de maîtresses plutôt que de maîtres, surtout au fur et à mesure que pour les hommes augmentait la chance de trouver des emplois mieux payés.

    2. De belles pages ont été écrites sur les écoles de hameau et sur leur rôle très remarquable. Lorsque, pendant le fascisme, on décida de les fermer, l’année 1923, il y eut de fortes oppositions. À ce propos on peut voir des pages très intéressantes écrites par Émile Chanoux. Voir Émile Chanoux, Écrits, Imprimerie Valdôtaine, 1994, pages 254–256, 449, 560–562.

    3. Nous pouvons trouver de nombreux exemples à ce sujet. En 1890 l’inspecteur scolaire prof. Eugenio Paroli publia le livre Amédée ou l’École valdôtaine – Livre de lecture pour les écoles élémentaires du Val d’Aoste, car il avait remarqué l’absence d’un livre sur la Vallée d’Aoste qui fût destiné aux jeunes élèves de l’école élémentaire. Dans la Préface du livre, aux pages 7 et 8, il explique lui-même d’avoir écrit uniquement dans un but patriotique, ayant constaté que “les élèves de nos écoles primaires apprennent dans des ouvrages excellents à connaître leur langue maternelle, mais ne connaissent pas l’histoire, les beautés de leur pays natal.”

    Il souligne qu’il y a donc “un vide à remplir”. Il suggère que les excellents écrivains valdôtains se proposent de “compléter l’éducation de notre jeunesse en lui fournissant les connaissances les plus importantes sur sa patrie.” Il déclare donc que “ce qu’un valdôtain n’a pas encore fait, j’ai osé l’entreprendre, dans la ferme espérance que mon exemple, d’une audace peu commune, je l’avoue moi-même, déterminera quelque écrivain valdôtain à illustrer ce noble et pittoresque Pays d’Aoste pour les enfants qui fréquentent l’école, comme d’autres l’ont fait pour des savants et pour les touristes étrangers.”

    9d21fa78 5e93 4e05 ae9b d2de5406533b
    le signe graphique du manuel des années 50


    Un autre chapitre important à ce sujet est le concours ouvert en 1896 par la Municipalité de la Ville d’Aoste pour la production d’un livre de lecture pour les écoliers valdôtains.


    Ce concours parvint, quelques années plus tard, à la sélection de trois ouvrages très intéressants : Les lectures pour les Écoles et les Familles Valdôtaines du prof. Sylvain Lucat, secrétaire à la Ville d’Aoste ; les Lectures Valdôtaines d’Anselme Réan, médecin, journaliste et homme politique, qui fonda, en 1909 avec d’autres notables, la Ligue Valdôtaine pour la défense de la langue française en Vallée d’Aoste ; et enfin le Premier Livre de lecture de l’enfant valdôtain des Sœurs de Saint Joseph, qui était plus proche de la réalité des écoles élémentaires et qui, pour cela, eut un grand succès et traça la voie pour la production de Chez Nous.

    4. Depuis 1861 la Vallée d’Aoste, seule région francophone du Royaume d’Italie unifié, devint une zone périphérique, à la frontière d’un État unitaire de langue italienne, et ce changement comporta beaucoup de problèmes : pour l’école une question linguistique s’imposa. Une population francophone, dont la langue littéraire était le français et la langue parlée dans la vie de tous les jours était un dialecte francoprovençal, le patois avec toutes ses variations, sauf dans la Vallée de Gressoney, dut s’opposer à la décision de la part de l’État d’imposer la langue italienne comme langue unique.
    Ce fut le fascisme qui poussa encore davantage un processus d’italianisation, lorsque depuis 1923 le régime ordonna de fermer les écoles de hameau et ensuite interdit l’emploi de la langue française.

    5. Depuis 1861, mêlée à la question linguistique, une autre question se présenta : celle de l’identité valdôtaine. Le passage de la Vallée d’Aoste du domaine de la Maison de Savoie à l’État italien emporta beaucoup de problèmes à ce sujet ; de nombreuses études furent publiées à ce propos. La théorie de l’intramontanisme fut développée. On s’interrogea sur l’histoire de la Vallée, sur ses traditions, sur ses caractéristiques de région de montagne et sur sa langue. Tout ce patrimoine de recherches et de réflexions exerça son influence sur les manuels et les activités scolaires.

    6. C’est à Flaminie Porté (1863–1941), devenue Sœur de Saint Joseph sous le nom de Sœur Scolastique, qu’on doit la production de Chez Nous.

    7. Le titre du livre publié en 1917 était Chez Nous – Lectures Valdôtaines à l’usage des écoles élémentaires – édité par Scuola tipografica Salesiana-San Benigno Canavese. L’auteur, dès la première page, explique le sens de son livre : “Chez Nous signifie tout ce qui nous entoure, tout ce qui nous sourit, tout ce que nous aimons ; le pays où nous sommes nés, celui de nos ancêtres. Enfants de nos écoles, le Chez Nous c’est la Vallée d’Aoste”. Le but que Sœur Scolastique se proposait était d’offrir “une haute leçon pour l’intelligence et pour le cœur” à fin “d’inspirer l’amour du pays”.

    8. Nous pouvons en rappeler plusieurs : une nouvelle édition de Chez Nous l’année 1918, un Premier Syllabaire pour l’enfant valdôtain édité en 1925 par G. B. Paravia, un Chez Nous Petites lectures pour l’enfant valdôtain édité en 1925 par SEI (Stabilimento tipografico Silvestrelli e Cappelletti de Torino), de nombreux livres publiés par le même éditeur après la deuxième guerre mondiale (Chez Nous – Religion en 1947, Chez Nous. Soyonsles en 1951 et les Chez Nous – Lectures – troisième, quatrième et cinquième partie des années 1948 et 1949).

    9. Nous pouvons rappeler le livre pour l’Enseignement Élémentaire de l’Abbé Scala dès 1853, Amédée ou l’École valdôtaine de Eugenio Paroli édité en 1891 par Enrico Trevisini – Milan Rome Naples ; un Livre de lecture de l’Enfant Valdôtain – Éducation et instruction édité en 1903 par l’Imprimerie Catholique – Aoste ; Nous pouvons rappeler le livre pour l’Enseignement Élémentaire de l’Abbé Scala dès 1853, Amédée ou l’École valdôtaine de Eugenio Paroli édité en 1891 par Enrico Trevisini – Milan Rome Naples ; un Livre de lecture de l’Enfant Valdôtain – Éducation et instruction édité en 1903 par l’Imprimerie Catholique – Aoste ; les Lectures pour les Écoles et les Familles Valdôtaines du prof. Sylvain Lucat, Secrétaire Chef de la Ville d’Aoste – Ivrée – Établissement Typ. LIT.L. Garda -1900, les Lectures valdôtaines de Anselme Réan – première édition à Turin – Imprimerie du Collège des Artigianelli en 1900 et réédité à Aoste en 1968 – Imprimerie ITLA.

    10. L’histoire de l’origine et de la longue vie de Chez Nous a déjà été bien présentée par des thèses très soigneusement développées par des étudiants de l’Université de la Vallée d’Aoste pour leur mémoire de maîtrise. Par exemple la thèse de M.me Marie Claire Chaberge : Chez Nous, un manuel pour l’histoire valdôtaine – a. a. 2008–2009 (on peut la lire sur www.storiavda.it) présente des réflexions très intéressantes sur le rapport entre Chez Nous et l’identité valdôtaine et l’autonomie de la Vallée d’Aoste.

    11. Je me rends compte que cette affirmation peut être réfutable et que, pour la soutenir, des recherches seraient nécessaires dans divers domaines. Il serait souhaitable que des recherches historiques, sociologiques, anthropologiques soignées nous permettent d’établir quelle était, à cette époque, la mentalité des habitants de la Vallée d’Aoste à l’égard de plusieurs sujets, entre lesquels les opinions à propos de Chez Nous ne sont pas les moins remarquables.

    J’aimerais pouvoir vérifier l’hypothèse que le milieu valdôtain représenté dans les pages de Chez Nous, les connaissances que ce livre transmises, les sujets traités trouvent un large écho dans l’intelligence et les sentiments des Valdôtains de l’époque, ou certainement d’une large partie d’entre eux. Sûrement cette remarque est valable pour les campagnards valdôtains ; mais je pense que Chez Nous pouvait également saisir l’attention des émigrés valdôtains dans le monde et, peu à peu, même celle des immigrés arrivés en Vallée d’Aoste après les deux guerres mondiales, qui ont bientôt franchi les obstacles du bilinguisme et de l’intégration dans le milieu valdôtain.

    Des recherches à ce sujet me semblent nécessaires, pour nous défaire de beaucoup d’opinions courantes, qui circulent, souvent en contradiction entre elles, sur les différences et même l’hostilité entre Valdôtains et immigrés. Je crois que nous pouvons observer un panorama très varié, où l’on peut remarquer d’un côté le refus des difficultés d’apprendre la langue française de la part des immigrés calabrais ou vénitiens, tout comme le mépris de certains Valdôtains à l’égard des “terroni” et des “giapponesi”.

    Mais d’autre part on peut souligner l’intégration assez rapide entre Valdôtains et immigrés, par des liens de travail ou de famille. Nous trouvons plusieurs exemples à ce propos : des petits bergers calabrais qui apprenaient le patois mieux que les Valdôtains mêmes ; aux nombreux mariages entre les immigrés et les filles des familles valdôtaines et, plus tard, entre les jeunes Valdôtains et les filles qui montaient de la Calabre ; aux entrepreneurs qui ont contribué au développement de la Vallée en divers domaines, mieux que des Valdôtains par leur père et par leur mère. Je crois qu’il soit nécessaire d’étudier ces mécanismes d’intégration surtout aujourd’hui, vu que des formes nouvelles d’immigration se présentent toujours plus fréquentes et problématique.

    12. Nous pouvons lire la première page : “Chez Nous – Lectures Valdôtaines à l’usage des Écoles élémentaires – Faire connaître sa petite patrie, c’est faire mieux aimer la grande. 1917 Aoste – Scuola tipografica Salesiana – San Benigno Canavese”.

    13. On trouve souvent, à la fin des chapitres, des citations intéressantes d’aphorismes, de maximes, de sentences, de proverbes, comme celle-ci sur la guerre, qui concernent les thèmes les plus disparates et qui stimulaient la réflexion des lecteurs de l’époque et qui pourraient même attirer l’attention des lecteurs d’aujourd’hui.

    14. Si les conditions de vie matérielle ont changé, nous ne pouvons pas ignorer la recherche de règles de vie pour bien nous conduire envers nous-mêmes, notre propre humanité, notre propre identité de Valdôtains, nos rapports avec les personnes qui nous entourent, nos choix de vie, nos relations avec notre milieu. Nous avons parfois des exemples – pas édifiants malheureusement ! – qu’un travail éducatif sérieux serait nécessaire pour les nouvelles générations.

    15.Sûrement le rôle de la femme dans la société a beaucoup changé, de même que les rapports entre pères et fils et la façon de se rapporter aux traditions. À ce propos, à la page 54 de Chez Nous édition 1917, on trouve l’amusante description du père Routinett et de son fils : le fils respecte l’attachement aux traditions de son père, mais il “attend avec patience son heure”.

    16. On trouve de nombreux exemples à ce propos dans la plupart des pages de Chez Nous.

    17. Il suffit à ce propos de penser aux maintes formes de laïcisation de la culture et de la vie, aux relations entre État italien et Église catholique depuis le Concordat de l’année 1929, au Concile Vatican II (1961–1965) et à toutes les discussions qui l’ont suivi, aux controverses entre religions différentes, jusqu’aux plus récentes tentatives de dialogue interreligieux.

    18. Il suffit, à ce propos, de se rapporter à certains épisodes plus récents de notre histoire, qui nous montrent des choix absurdes, tels que la destruction des statues, les longues controverses pour changer le nom d’une rue ou d’une place, la censure sur le langage, la recherche obsédante du soi-disant politically correct… et la liste pourrait continuer !

    19. Nous pouvons rappeler, à ce propos, la production très appréciable de M.me Anaïs Ronc Désaymonet, de M. Lucio Duc, de M. Jean Pezzoli et de beaucoup d’autres encore.

    20. On peut voir, à ce propos, des exemples : au lieu des lectures pour l’enfance de Edmondo De Amicis ou de Victor Hugo, on trouve des lectures de Daudet, de La Fontaine, des Frères Grimm et plus tard de Mario Lodi.

    21. Des exemples ne nous manquent pas à propos de phénomènes toujours plus fréquents et souvent contradictoires, qui nous amènent à méconnaître le droit au respect de l’hétérogénéité et à voir au contraire s’imposer des formes d’homogénéité à niveau mondial, qui répondent à des exigences économiques ou politiques très peu soucieuses de respecter les droits de l’homme.

    LIRE AUSSI: Le Cornalin, une histoire pas comme les autres

    Tmr aoste st ours 2026 300x250
    Foire Saint-Ours Aoste Fiera Sant'Orso 2026 Aosta banner300x250px
    Featured
    Avatar photo
    Cecilia Marcoz

    LEGGI ANCHE / A LIRE AUSSI

    Une piste de ski a Saint-Colomban-de-Villards (c) CC BY SA 3_0 Accrochoc Wikimedia Commons
    Économie et politique

    À Saint-Colomban-des-Villards, en Maurienne, ski gratuit et changement climatique

    23 janvier 2026
    Tour de l’Avenir (c) CC BY-SA 1.0, Benoît Prieur, Wikimedia Commons
    Sport

    Tour de l’Avenir : ouverture aux équipes de développement

    23 janvier 2026
    Img 20260123 wa0000
    Culture

    L’arbre aux cœurs d’acier, Per aspera ad astra : l’œuvre de Donato Savin à Aoste

    23 janvier 2026
    Ceva-Ormea, un ponte della ferrovia (c) CC BY SA 3_0 Giorgio Stagni Wikimedia Commons
    Transports

    Dans le Piémont, la ligne ferroviaire Ceva-Ormea coûtera 50 millions et prendra 4 ans

    22 janvier 2026
    Destination Montagne, une image de l'éditiono 2025 à Grenoble à Alpexpo (c) Atout France
    Tourisme et sport

    Destination Montagnes 2026, Grenoble a réuni 500 professionnels

    22 janvier 2026
    Rendering de House of Switxerland 2026 à Cortina (c) HoS Italia
    Tourisme et sport

    Après Crans-Montana, respect et discrétion dans la Maison suisse de Milan-Cortina

    22 janvier 2026
    Foire Saint-Ours Aoste Fiera Sant'Orso 2026 Aosta banner300x250px
    Tmr aoste st ours 2026 300x250
    LES DERNIERS ARTICLES
    Un extrait de la couverture de Chez Nous, dans une version des années 50

    Chez Nous : un petit livre qui a occupé une grande place dans l’école valdôtaine

    24 janvier 2026
    Une piste de ski a Saint-Colomban-de-Villards (c) CC BY SA 3_0 Accrochoc Wikimedia Commons

    À Saint-Colomban-des-Villards, en Maurienne, ski gratuit et changement climatique

    23 janvier 2026
    Tour de l’Avenir (c) CC BY-SA 1.0, Benoît Prieur, Wikimedia Commons

    Tour de l’Avenir : ouverture aux équipes de développement

    23 janvier 2026
    Img 20260123 wa0000

    L’arbre aux cœurs d’acier, Per aspera ad astra : l’œuvre de Donato Savin à Aoste

    23 janvier 2026
    LES PLUS LUS DANS LES 30 DERNIERS JOURS
    La fiaccola olimpica a Sestriere, 11 gennaio 2026 (c) Regione Piemonte

    La flamme olympique à Aoste puis sur les 4000 mètres du mont Rose

    By Redazione / Rédaction12 janvier 2026

    La flamme olympique a traversé la Ligurie le 9 janvier, Cuneo et Turin le 10 janvier et le palais royal de Venaria le 11 janvier.

    L'artigianato tradizionale alla Foire de Saint-Ours, la Fiera di Sant'Orso (c) Regione autonoma Valle d'Aosta

    Aoste, 30-31 janvier 2026 : retour de la Foire de Saint-Ours, festival millénaire de la Vallée d’Aoste

    13 janvier 2026
    Crans-Montana, le 1 er janvier 2025 (c) Etat du Valais

    Tragédie à Crans-Montana, des dizaines de morts et de blessés dans un incendie

    1 janvier 2026
    Una delle rappresentazioni dell'edificio alla mostra sul castello ritrovato, fino a marzo 2026 (c) fondazione torino musei

    Une exposition sur le château de Turin au Palazzo Madama : l’archéologie et la cour médiévale

    5 janvier 2026
    S’inscrire à la newsletter (version gratuite simple)

    Newsletter

    Vérifier votre mail ou la section spam pour confirmer cotre inscription

    suivez-nous sur
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube
    • LinkedIn
    About
    About

    Nos Alpes est publiée par
    Agence de coopération et développement sas Aosta (I) TVA IT01050350071

    Enregistrée au Tribunal d'Aoste n.1 - 4/10/2023

    Registre des opérateurs de la communication (ROC) n. 39954 - 28/11/2023

    Nos Alpes est membre de ANSO - Associazione Nazionale Stampa Online

    Directeur responsable: Enrico Martial

    Privacy policy

    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
    Les plus lus
    Le train de Saint-Gervais Les-Bains (c) CC BY SA Wikimedia Commons

    Ce train qui devait arriver au sommet du mont Blanc

    5 octobre 2024
    Il Battesimo, di Enrico Crespi (c) Nos Alpes Anna Maria Colombo

    À la découverte des costumes traditionnels de la Valsesia

    29 juin 2024
    Il territorio verde Ma Mountanha dei Champlas in Piemonte (c) Cristina Bruno Nos Alpes

    « Ma Mountanha », concours photo pour les Champlas des Alpes piémontaises

    18 juin 2025
    Éboulement_en_Maurienne 27/08/2023 - Florian Pépellin CC BY SA

    Lyon-Turin : la ligne ferroviaire actuelle peut encore être sauvée

    1 février 2024
    Post populaires
    William Turner, “The Bay of Baiae with Apollo and the Sibyl”, olio su tela, 1823 (La Venaria reale)

    L’hommage de la Reggia di Venaria au Romantisme de la peinture dans “Turner. Paesaggi della Mitologia”

    6 janvier 2023
    Nice Climat Summit

    À Nice le premier “Nice climate summit” dédié au climat et à la biodiversité

    24 septembre 2023
    Tunnel del Lötschberg (Adrian Michel, CC BY-SA 3.0)

    La restructuration du Tunnel du Lötschberg va coûter cher

    28 septembre 2023
    Moutier (Florian Pépellin, CC-BY-SA 3.0)

    Moutier est toujours plus proche au Canton du Jura

    30 septembre 2023
    © 2026 Nos Alpes.
    • Qui sommes-nous
    • S’abonner
    • Faire un don
    • IT
    • Log In

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.