Plus qu’un simple site d’information, c’est aussi un espace de partage conçu pour mettre en relation les personnes, les connaissances et les expériences : telle est la fonction de « CliCAlp », une nouvelle plateforme en ligne consacrée au changement climatique dans les Alpes. Ce portail a vu le jour dans le cadre du microprojet Interreg Alcotra France-Italie 2021/2027 du même nom, dans le but de rendre plus accessibles les informations relatives aux risques naturels qui touchent la province de Cuneo, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.
« CliCAlp »
La plateforme « CliCAlp » est organisée en différentes sections thématiques qui permettent d’explorer le phénomène du changement climatique sur le territoire des Alpes sous de multiples angles. On y trouve des dossiers consacrés aux principales questions environnementales, des ressources pour comprendre les risques naturels et des outils conçus pour favoriser la connaissance et l’action.
L’objectif est double : d’une part, diffuser des informations fiables sur les processus climatiques et leurs effets dans les zones de montagne, d’autre part, offrir des éléments utiles pour élaborer des stratégies d’adaptation et de prévention. Le portail se présente ainsi comme un lieu de rencontre entre les études scientifiques, les organismes et les différentes organisations, en mettant à disposition des contenus utilisables par les institutions, les administrateurs, les associations et les citoyens.
Les témoignages comme outil de connaissance
Outre des documents d’approfondissement, des outils pratiques et des contenus de vulgarisation destinés tant aux professionnels qu’aux citoyens, l’un des aspects les plus caractéristiques de « CliCAlp » est la valeur accordée aux expériences vécues. La plateforme héberge en effet des récits et des contributions de témoins issus de différents horizons, des métiers liés à la montagne à la recherche, du journalisme aux activités économiques du territoire.
L’idée sous-jacente est que le changement climatique ne peut être décrit uniquement à travers des données et des indicateurs mais doit également être expliqué par les observations de ceux qui vivent au quotidien les effets des transformations environnementales. Les témoignages deviennent ainsi un patrimoine de connaissances capable de compléter l’apport de la science et de rendre plus immédiate la compréhension des défis actuels.
Un réseau transfrontalier pour le climat
La plateforme constitue le principal outil opérationnel du microprojet « CliCAlp – Le réseau transfrontalier de témoins locaux pour le climat et les risques naturels », développé dans le cadre du programme Interreg France-Italie Alcotra. Celui-cui met en relation les territoires de la province de Coni, des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence dans le but d’améliorer la diffusion des informations sur le changement climatique.
Outre la plateforme numérique, l’initiative promeut des activités de formation, l’implication des médias locaux et la création d’un réseau de correspondants climatiques et de témoins du territoire. Elle vise également à favoriser l’échange d’expériences et la diffusion de bonnes pratiques entre les deux versants des Alpes, en créant des occasions de dialogue entre experts, administrateurs et communautés locales.
Fiche technique
Le microprojet « CliCAlp » s’inscrit dans le cadre de la ligne d’action « Adaptation au changement climatique et prévention des risques » du programme européen Interreg Italie-France Alcotra 2021/2027. Il est coordonné par l’Association internationale de communication environnementale (AICA) en collaboration avec son partenaire français Volubilis, un réseau méditerranéen d’acteurs engagés dans la protection du paysage, l’urbanisme et l’environnement.
Il a été sélectionné en novembre 2024, puis a démarré en février 2025, avec un budget d’environ 73 000 euros, dont environ 58 000 proviennent du Fonds e
Européen de Développement Régional (FEDER). Sur ce montant, environ 38 000 euros (dont environ 31 000 euros provenant du FEDER) ont été alloués à l’Italie et environ 34 000 euros (dont environ 27 000 euros provenant du FEDER) ont été alloués à la France.
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