Les microplastiques continuent de s’imposer comme l’une des formes de pollution les plus répandues sur la Planète, présentes même au sommet du Mont Blanc, la plus haute montagne des Alpes. Transportées par le vent et les courants atmosphériques jusqu’à atteindre des lieux reculés et apparemment intacts, ces particules de taille microscopique ont été détectées dans la neige prélevée près du sommet du massif.

Microplastiques sur le Mont Blanc

Les recherches menées par l’Université Savoie Mont-Blanc, en collaboration avec l’association Aqualti et le laboratoire EDYTEM, s’inscrivent dans le cadre du programme de surveillance « PlastiLac », visant à évaluer l’impact des particules de plastique en montagne. Entre 2021 et 2022, les chercheurs ont effectué des prélèvements sur de nombreux sites du massif du Mont Blanc, en analysant des torrents de haute altitude et en collectant des échantillons de neige de surface à proximité immédiate du sommet.

Les zones de montagne les plus isolées constituent en effet des laboratoires naturels idéaux pour comprendre une diffusion qui se manifeste souvent loin de ses sources d’origine. Les analyses sur place visent à mieux comprendre la diffusion des microplastiques dans les écosystèmes, en attirant l’attention sur une forme de pollution souvent invisible.

Des traces limitées mais significatives

Les chercheurs précisent que le nombre d’échantillons de microplastiques prélevés reste limité en raison des difficultés logistiques et des conditions environnementales extrêmes qui caractérisent le sommet du Mont Blanc. La neige et la glace ont ensuite été analysées en laboratoire, confirmant la présence de particules de plastique, des résultats qui devront toutefois être approfondis par des études supplémentaires.

Les quantités relevées sont inférieures à celles observées sur d’autres sites alpins situés à plus de 3 000 mètres d’altitude et, aux altitudes actuelles, elles ne constituent pas une menace immédiate pour l’environnement. Il n’en reste pas moins que dans certaines localités particulièrement fréquentées, comme le glacier de la Grande Motte à Tignes, les niveaux de dépôt atmosphérique enregistrés se sont révélés nettement plus élevés.

Les fibres synthétiques sous la loupe

L’un des aspects les plus intéressants qui ressort de l’étude sur les microplastiques au Mont Blanc concerne l’origine des particules retrouvées au sommet, très probablement liée directement à la présence humaine. Les analyses ont en effet montré une prédominance de fibres de polyester, un matériau largement utilisé dans la fabrication de vêtements techniques pour l’alpinisme.

L’usure des vêtements et du matériel peut libérer de minuscules fragments qui se déposent dans l’environnement, ce qui constitue une nouvelle preuve de l’omniprésence de la pollution plastique. La répartition des particules observée dans les échantillons suggère en outre que la contamination est particulièrement concentrée dans les zones les plus fréquentées par les sportifs de haute altitude.

Un phénomène mondial

Outre les traces attribuables à l’activité humaine locale, l’étude a également mis en évidence une contamination par les microplastiques sur le Mont Blanc due au transport atmosphérique à longue distance. Ce constat confirme une fois de plus la capacité de ces minuscules polluants à se déplacer sur des centaines de kilomètres et à atteindre des écosystèmes reculés tels que les sommets alpins.

La présence de particules similaires sur les plus hauts sommets n’est pas une surprise pour les experts, qui observent depuis des années des phénomènes analogues dans différentes régions du monde. Sur l’Everest également, des recherches antérieures avaient documenté la diffusion de microplastiques associée à la fréquentation humaine, ce qui souligne que le phénomène a désormais pris une dimension mondiale.

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Née en 1997, j'ai deux licences en langues et littératures modernes, un master en journalisme 3.0 et une détermination inébranlable, le tout obtenu avec les meilleures notes. Passionnée d'écriture depuis l'âge de 7 ans et journaliste indépendante depuis 2021, j'ai participé à la construction de "Nos Alpes" en grandissant jour après jour et en apprenant à être meilleure. Dans le temps libre que j'essaie de me ménager, je cultive certaines de mes passions frivoles, notamment le rose et les sucreries, le shopping et le maquillage, mais surtout mes récits.

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