Sous une pluie battante, clin d’œil aux Jeux de Paris 2024, la première cérémonie officielle des Jeux Olympiques d’Hiver 2030, dédiée aux emblèmes, s’est déroulée au Parc des Sports de Briançon, en présence notamment de Marina Ferrari, Ministre des Sports, d’Edgard Grospiron (Président du Cojop Alpes 2030) et des présidents des deux Régions hôtes, Renaud Muselier et Fabrice Pannekoucke.
Et finalement, comme l’a malicieusement souligné Renaud Muselier (Président de la Région Sud), « le retrait de Nice, où la cérémonie était prévue initialement, aura profité à Briançon, et c’est très bien ainsi, puisque ça reste dans la Région ».
De quoi, finalement envoyer une (dernière ?) pique à l’élu niçois, qui a fait perdre les Jeux à sa ville selon Renaud Muselier.
Plus tôt dans la matinée, en gare de Marseille-Saint Charles, tous les élus ainsi que des athlètes et de nombreuses personnalités, dont Amélie Oudéa-Castera, Présidente du CNOSF, Comité National Olympique et Sportif Français), ou encore Marie-Amélie Le Fur, Présidente du CPSF (Comité Paralympique et Sportif Français), prenaient place à bord d’un Train des Jeux, l’Alpes Express: en direction Briançon, pour la présentation des emblèmes et de l’identité visuelle et graphique des prochains JOP 2030 par son créateur, Mathieu Sakkas, directeur de la marque et de l’image du Cojop, devant un parterre impressionnant de journalistes, surtout pour une ville de « seulement » 12 000 habitants.

« Éclairons la montagne Inspirons le Monde »
C’est le slogan et finalement l’inspiration à l’origine de ce double emblème « complémentaires, et qui se répondent en complémentarité et en contreforme », comme l’a expliqué son créateur. « Nous sommes partis des formes des montagnes, mais aussi de la diffraction de la lumière qui jouent particulièrement le matin, à l’aube, lorsque le jour se lève ». Cela forme donc des faisceaux de lumière, avec des dégradés, de façon conique ou triangulaire… On raconte même que cette inspiration viendrait du massif des Aravis en Savoie.
Les faisceaux, comme l’a souligné Mathieu Sakkas, peuvent aussi rappeler les rainures sur la neige, ou les vaguelettes sur un plan d’eau…quant aux couleurs, basiques, simples, évidentes : le bleu, du ciel des Alpes, le rouge en dégradés, du soleil qui se couche au-delà des sommets, le blanc, la neige évidemment.
Pour Chloé Trespeuch athlète olympique en snowboard et Oscar Burnham, athlète olympique en paraski, ces deux emblèmes font sens. « Nous athlètes para avons besoin de cette unité, et la complémentarité entre ces deux emblèmes me touche », et comme a ajouté Chloé Trespeuch « tout ce travail autour de la lumière qui se lève, est une belle métaphore ».

Au Parc des Sports flambant neuf
Après la divulgation des emblèmes (et des différents outils de communication) à la presse, la journée s’est prolongée au Parc des Sports flambant neuf de Briançon. Devant un parterre plutôt réceptif et enthousiaste malgré le temps encore gris et frais, et l’annulation du spectacle pyrotechnique de drones en raison du temps.
Si certains élus étaient d’ailleurs étonnés qu’aucun Plan B n’ait été prévu, d’autres ont noté que les deux Présidents de Régions, Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, qui portent les Jeux d’Hiver Alpes 2030, n’aient pas été invités à dire quelques mots aux briançonnais présents.
Et même si la carte des sites a été présentée le 19 juin aux membres du bureau exécutif du Cojop, il faudra attendre encore jusqu’au 29 juin, pour découvrir la carte officielle (mais le 9 juillet pour les sports et les disciplines additionnelles), c’est-à-dire validées par le CIO. D’ici là nous ne sommes pas à l’abri d’autres rebondissement tant ils ont été nombreux jusqu’ici.
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